Un salarié sur trois trouve que son chef n’est pas assez à l’écoute.

tewoz 27 mai 2015 0

Encore un sondage formidable qui vient de sortir ! 🙂

La question posée était la suivante :
Quelles sont les qualités qui font le plus défaut à votre manager.

Les réponses fûrent en gros celles ci :
– 36% des salariés citent le sens de l’écoute et de la communication
– 22% la capacité à motiver ses équipes,
– 19% l’aisance dans la prise de décisions,

entreprise_ecoute_chef

Devant ces réponses, quelques explications s’imposent.

Alors, concernant l’écoute, je vous le dit clairement, votre chef vous écoute et j’irai même jusqu’à dire qu’il vous entend.
Ca vous la bouche, hein.
Le hic c’est juste qu’il n’en a rien à carrer.
Vous lui dites quoi à votre chef, que vous n’êtes pas content, que vous voulez plus d’argent, plus de responsabilité, plus de vacances, moins de boulot… Je vous ai déjà dit qu’il n’avait aucun pouvoir sur ces sujets. Et de plus cela ne sert en rien sa propre promotion. Ce n’est pas parce qu’il vous augmente que lui va être augmenté, il n’a donc aucun intérêt à le faire. Et comme cela ne lui sert à rien, il s’en tape. Simple.

Concernant la capacité à motiver ses équipes, cette fois ci ce n’est pas qu’il s’en cogne (encore que) mais surtout qu’il n’a pas les moyens.
Soyons francs, qu’est ce qui motive à part l’argent ? On ne fait pas du social, on bosse pour manger et on aime de temps en temps mettre du beurre dans les épinards, donc on veut plus de soussous. Hors, et je viens de le dire, voter chef direct n’a en général aucun pouvoir pour donner plus d’argent, cet argent étant bloqué chez les grands chefs qui commencent par grassement se servir avant de jetter les miettes aux sous-chefs qui se servent avant de se rendre compte qu’il ne reste plus rien et que vous comprenez c’est la crise ma bonne dame.

Enfin, concernant le manque de prise de décision, cela est encore une fois une question de gestion de carrière.
Quand on veut être chef dans une entreprise, il ne sert à rien d’être bon, il faut juste savoir se vendre. J’y reviendrai dans un prochain sujet car on touche là au coeur du problème. Partant de ce principe, on comprend bien que là ou nous, pauvres exécutants, nous attendons de nos chefs de nous donner des objectifs clairs et de prendre des décisions pour que nous puissions faire notre travail dans les meilleures conditions, nous nous retrouvons souvent face à des situations qui nous échappent. Des décisions que nous ne comprenons pas. Un jour c’est blanc le lendemain c’est noir. On lance un projet qu’on arrête au bout de 2 mois. Tout cela est lié au fait que les chefs ne réflechissent qu’en fonction de leurs intérêts personnel. Si cela est bon pour leur carrière alors ils y vont.
Prendre une décision comporte clairement un risque, celui de prendre la mauvaise. Il est donc plus sûr de ne pas en prendre, ou de les faire prendre par d’autres, ce qui leur permet dans le cas d’une mauvaise décision de rejetter la faute sur cet autre, et dans le cas d’une bonne décision de s’en octroyer la paternité.

Voilà voilà, rien de nouveau sous le soleil. Tout va bien, les résultats du sondage sont cohérents avec la réalité en entreprise, on peut retourner bosser…

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